Ilamakorda (article suprématif)

Questions et propositions concernant l'évolution et le développement du lexique en Kotava. Création de nouveaux termes, expression de nouveaux domaines, standardisation, etc.

Modérateur: Lundesik

Re: Ilamakorda (article suprématif)

Messagepar clauchau » Lun 16 Avr 2018, 1:51 am

Merci, j'avais négligé cette précision du kotava, là où le français mélange plusieurs facettes en un seul mot.
L'enthousiaste a écrit:Gemapafe bixe kabdue mona tigir = J'ai du sable remarquablement fin devant chez moi.

Donc à l'usage il reste quand même un double sens : bixe est à la fois le sable en général = le matériau idéalisé, et du sable = une instance particulière du matériau ?

Ce serait différent des phénomènes physiques ou météorologique généraux, comme idul = la chaleur comme phénomène général, qu'il faut remplacer par idulara = un épisode de chaleur si l'on veut parler de chaleur dans ma pièce par exemple ?

Pour les maladies c'est comme le sable, si je comprends Staren : rizakola est à la foie la pneumonie en général et aussi une pneumonie = un épisode particulier de pneumonie ?

Est-ce que kere est le rouge idéalisé, mais aussi du rouge sur ma peinture, sous-entendu kereinda = une variété de rouge ? Ou vaut-il mieux toujours utiliser kereinda sauf quand on philosophe sur le rouge idéalisé ? Non, je crois comprendre qu'on peut aussi utiliser kere = une instance particulière de rouge idéalisé sur ma peinture par exemple. Au même titre que keraf qui peut être à la fois idéalisé et instancié.

Et de même azil = le fer pourrait aussi bien désigner du fer, pas exactement la même chose que azilxa = un morceau de fer ou azilki = un objet en fer, ou même azilinda = une variété de fer. Par exemple si je demande quel est ce matériau devant moi, on pourra me dire simplement azil = du fer, tout comme sa couleur pourra simplement être kere.

Du coup ce n'est toujours pas clair pour moi. Y a-t-il vraiment une différence entre les indénombrables bixe = le sable / du sable ou kere = le rouge / du rouge, et le dénombrable aal = l'arbre idéalisé / un arbre particulier ? La question importante n'est peut-être pas de savoir si un mot est comptable ou pas, mais s'il représente une idéalisation ou une manifestation particulière de celle-ci, une instance variable. Et peut-être que tout concept est de toute façon duel sur ces plans. Comme les noms propres : on peut parler de moi Claude comme une idéalisation, mais aussi d'un Claude comme-ci aujourd'hui mais comme ça demain, deux instances particulières.

Alors le suprématif conviendrait à tout nom.
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Re: Ilamakorda (article suprématif)

Messagepar L'enthousiaste » Mar 17 Avr 2018, 12:42 am

clauchau a écrit:Merci, j'avais négligé cette précision du kotava, là où le français mélange plusieurs facettes en un seul mot.
L'enthousiaste a écrit:Gemapafe bixe kabdue mona tigir = J'ai du sable remarquablement fin devant chez moi.

Donc à l'usage il reste quand même un double sens : bixe est à la fois le sable en général = le matériau idéalisé, et du sable = une instance particulière du matériau ?

Là, l'expression tient plus de la notion de minimalité. Quand une précision n'est pas impérative et qu'on reste dans le sens global, le Kotava préconise toujours d'aller au plus simple et pluc compact. La traduction la plus littérale serait effectivement "il y a du sable très fin devant chez moi", dans une notion massive, mais cela me semble suffisant, tel quel. Dans un récit ou un dialogue réel, peut-être serait-on amené à compléter derrière selon.

Ce serait différent des phénomènes physiques ou météorologique généraux, comme idul = la chaleur comme phénomène général, qu'il faut remplacer par idulara = un épisode de chaleur si l'on veut parler de chaleur dans ma pièce par exemple ?

Oui.

Pour les maladies c'est comme le sable, si je comprends Staren : rizakola est à la foie la pneumonie en général et aussi une pneumonie = un épisode particulier de pneumonie ?

Un peu de la même manière. Pour une pneumonie, un épisode de pneumonie, on dira rizakolera.

Est-ce que kere est le rouge idéalisé, mais aussi du rouge sur ma peinture, sous-entendu kereinda = une variété de rouge ? Ou vaut-il mieux toujours utiliser kereinda sauf quand on philosophe sur le rouge idéalisé ? Non, je crois comprendre qu'on peut aussi utiliser kere = une instance particulière de rouge idéalisé sur ma peinture par exemple. Au même titre que keraf qui peut être à la fois idéalisé et instancié.

Kere, c'est la couleur rouge. Si je dis "abice kere moe trutca tir", cela se traduira par "il y a un peu de rouge sur le tableau", tandis que si je dis "abica kereinda ...", alors ce sera "il y a un petit nombre de variétés de rouge..."

Et de même azil = le fer pourrait aussi bien désigner du fer, pas exactement la même chose que azilxa = un morceau de fer ou azilki = un objet en fer, ou même azilinda = une variété de fer. Par exemple si je demande quel est ce matériau devant moi, on pourra me dire simplement azil = du fer, tout comme sa couleur pourra simplement être kere.

Oui.

Du coup ce n'est toujours pas clair pour moi. Y a-t-il vraiment une différence entre les indénombrables bixe = le sable / du sable ou kere = le rouge / du rouge, et le dénombrable aal = l'arbre idéalisé / un arbre particulier ? La question importante n'est peut-être pas de savoir si un mot est comptable ou pas, mais s'il représente une idéalisation ou une manifestation particulière de celle-ci, une instance variable. Et peut-être que tout concept est de toute façon duel sur ces plans. Comme les noms propres : on peut parler de moi Claude comme une idéalisation, mais aussi d'un Claude comme-ci aujourd'hui mais comme ça demain, deux instances particulières.

Là, cela me parait un peu nébuleux. Mais, par exemple pour les arbres, il y a une nette distinction entre :
- aal (n. comptable) : jontik aal kene vawa tigid = il y a de nombreux arbres le long de la route
- aala (n. massif) : azega lokon tir dem aala = la plaine est principalement couverte d'une végétation arborée

Alors le suprématif conviendrait à tout nom.

Probablement, bien que les situations d'emploi se restreindront sûrement à quelques domaines ou façons spécifiques.
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